Bom Dia Rio

Pourquoi le Brésil ? Avant de commencer cet article, il est important que je revienne sur le choix de la destination. Non pas le hasard, car entre nous, l’idée d’un séjour au Philippine me laissait rêveuse et l’Amérique du Sud n’était pas du tout sur la liste des voyages à entreprendre rapidement. Force est de constater que Simon n’en démordait pas, il souhaitait me faire rencontrer un très bon ami rencontré lors de son Erasmus et finalement l’idée d’aller passer les fêtes de fin d’année au soleil commençait à me plaire. Billets d’avions réservés en mars, 8 mois plus tard nous nous envolions destination Rio et ma petite “concession” s’est vite transformé en l’une de mes meilleures décisions.

Atterrissage à Rio de Janeiro après plus de 20 heures de voyage, entre le train, une escale à Francfort et une micro-nuit dans les airs, je n’avais qu’une envie prendre une douche et dormir. Ce rêve s’est envolé en un instant lorsque nous avons aperçu l’immense file d’attente des formalités douanières. Passeport tamponné, aéroport climatisé, j’en étais même à me dire que mes bottines et mon manteau n’étaient finalement pas si encombrants. Grossière erreur, ma première respiration extérieure, sous 35 degrés m’a vite fait redescendre sur terre. Heureusement pour nous, nos bagages nous ont bien suivis ! Il faut dire que je me voyais mal arpenter les rues en jean sous cette chaleur…

Transfert jusqu’à l’hôtel en Uber, le Corcovado au premier plan, notre chauffeur, je dirais même notre pilote connaissait la route et heureusement ! De ruelles en ruelles, en première, pied au plancher, nous n’étions pas vraiment rassurés, surtout quant au détour d’une montée la voiture à décider de ne plus continuer et qu’il a fallu reculer pour retenter l’ascension. Heureux de ne pas avoir à conduire, le quartier de Santa Teresa se mérite car la vue que l’on y découvre est indescriptible.

Découverte de l’hôtel, chambre pas prête, qu’à cela ne tienne, Rio nous attendait et après un bon petit-déjeuner, qui en passant nous a fait oublier les horreurs mangées pendant le vol, nous étions paré à l’aventure ou pas… Oui car il faut le savoir, la ville ne se laisse pas visiter simplement comme on pourrait le faire lors d’un City-trip en Europe. Il est vrai qu’avant de partir, de nombreuses personnes revenant de Rio m’avaient recommandé de faire attention. Entre nous, je les avais écouté d’une oreille en me disant que cela ne pouvait pas être si dangereux. Grossière erreur ! Vous lirez certainement des avis qui ne sont pas du tout en adéquation avec ce que j’écris, mais je me dois d’être honnête, la première fois que j’ai ressenti cette peur, c’est bien à Rio…

Revenons à des choses plus gaies, il est vrai que l’angoisse était grande mais les paysages que j’ai eu la chance de pouvoir admirer étaient bien au-dessus de tout. Durant cette première journée, une liste vertigineuse de visites était prévue et sans avoir vraiment pu dormir, je n’en menais vraiment pas large lors de l’ascension du Pain de Sucre. Le fait que cela monte beaucoup et que les marches soient très irrégulières ne découragent pas les plus téméraires qui le font en tongs … Havaianais bien entendu ! 40 minutes plus tard, on comprend vite l’intérêt du lieu, arriver au Mont Urca, première colline culminant déjà à 200 mètres, on pourrait presque s’arrêter là tant la vue est formidable mais le fameux téléphérique que l’on a tous déjà eu l’occasion d’apercevoir à la télé, nous faisait envie. Finalement, nous avons presque regretté de ne pas s’être arrêté à la première colline…  La promenade en téléphérique est incroyable mais la vue semblable et le tour rapidement effectué ne mérite pas les 15 euros par personne.

Redescendus, nous n’avions qu’une hate monter au Corcovado et pouvoir comparer les deux vues. Avec toujours cette envie d’y accéder par nous-mêmes, nous envisagions la randonnée depuis le jardin public qui en passant, mérite un arrêt. Après avoir demandé au gardien où se situait le début de l’ascension, il nous a vivement recommandé de ne pas l’envisager au risque de se faire dérober nos affaires durant le chemin. Plus téméraires que jamais, nous avons décidé de ne pas écouter ses recommandations… La peur au ventre tout de même, j’ai commencé à regretter notre imprudence et après avoir échangé avec plusieurs personnes, tous du même avis que le gardien, nous avons rebroussé chemin.Je vous avoue, le coeur n’y était plus trop, la fatigue commençait à être bien présente et finalement l’idée de devoir y aller en taxi nous paraissait beaucoup moins sympathique.

Un regain d’énergie soudainement apparu de nulle part nous a poussé à réaliser la dernière visite de la journée : Mirante Dona Marta. Si vous n’avez ni le temps, ni l’envie de faire la queue au Christ, l’option Mirante, gratuite qui plus est, vous permettra d’observer une vue semblable et sans cohu, le bonheur !

Autant vous dire après cette première journée riche en émotion, la piscine à débordement de Casa Marques nous tendait les bras et nous n’avions pas prévu de refuser. Hôtel de charme sur les hauteurs du quartier Santa Teresa, emplacement idéal pour passer un long week-end loin de l’agitation de la ville, jamais, même dans nos rêves les plus fous, nous n’aurions imaginé nous endormir avec en premier plan le Pain de Sucre. Seul point négatif, si on peut le nommer ainsi, la difficulté à s’y rendre depuis le centre et l’obligation de se déplacer uniquement en Uber pour y accéder. Finalement ce problème est vite oublié, quant au coucher de soleil, les couleurs changeantes nous donnent la certitude de vivre l’un des moments les plus magiques de notre vie.

Après une vraie nuit depuis plus de 48 heures, on était prêt à attaquer le petit-déjeuner qui restera sans doute l’un des meilleurs que nous ayons eu l’occasion de manger. Loin des buffets d’hôtels classiques, le principe est simple, une jolie carte propose des produits frais. Des fruits découpés à l’omelette complète en passant par les crêpes de tapioca et les jus pressés minutes, on ne savait vraiment plus où donner de la tête.

Repu comme jamais et heureusement, le planning de la journée était tout aussi complet que le jour précédent.

Première étape, direction Pedra Bonita, une randonnée qui offre une vue spectaculaire sur Rio. Après 40 minutes de dénivelés, on se retrouve au sommet de la ville, très peu de monde, une vue à 180 degrés, d’un côté Ipanema, de l’autre Barra, le bonheur. Et pour les plus fous, les deltaplanes se lancent en contrebas, adrénaline garantie ! Un seul conseil, si vous vous y rendez en taxi, garder le numéro pour le rappeler lors de la descente. En effet, nous nous sommes retrouvés auprès des gardes forestiers peu enclins à nous aider, sur le bord de la route sans aucun bus, ni taxi. Après une heure d’attente en plein soleil à se faire piquer par des petites bêtes, nous avons décidé de faire du stop pour redescendre sur Rio … Seule solution qui s’offrait à nous, autant vous dire on n’en menait pas large.

Hésitation entre Ipanema et Copacabana, nous avons opté pour la première plage apparemment beaucoup plus sécurisée que la deuxième.  Posés sur notre serviette, nous avons pu admirer les Brésiliens manier le ballon rond avec une dextérité remarquable, les vendeurs ambulants vendre des produits plus insolites les uns que les autres et apercevoir les Brésiliennes qui (et ce n’est pas un mythe) sont pour la plupart musclées, bronzées et avec des cheveux lisses comme jamais. Petit conseil, ne songez pas à vous baigner, de toute façon vous verrez très peu de locaux le faire, au risque d’être malade, la pollution étant très présente.

Chaque soir à l’hôtel était l’occasion d’admirer une nouvelle fois la vue et de pouvoir siroter de très bons cocktails sur le rooftop, ‘expression “La vie est belle” prenait tout son sens. Personnel parlant français, l’impression d’être à la maison était vraiment réel et nous nous sentions tellement bien que pour notre dernière journée nous avons décidé de nous octroyer un programme très chargé, j’ai nommée piscine + transats.

Un petit bilan s’impose ! J’étais heureuse d’arriver à Rio mais je vais être honnête, j’étais encore plus heureuse d’en partir. Contente de l’avoir vu, la ville est exactement comme dans les reportages, immenses, festives et avec une circulation dense. Malheureusement l’insécurité trop présente à mon gout ne me pousse pas à y retourner un jour. J’ai décidé de vous passer nos mauvaises expériences qui nous ont valu de belles frayeux, l’objectif de cet article étant de vous faire découvrir une ville aux multiples facettes qui je l’espère redeviendra calme dans les prochaines années.

 

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